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| Imaginario social del CPM |
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Camille Claudel y Angeles Santos
o la tragedia eterna de la feminidad,
por Rómulo Aguillaume. |
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Una pintora y una escultora comparten en Madrid la oportunidad de acercarnos a unas obras y unas vidas que nos sobrecogen y nos admiran.
Dos artistas que desde la tragedia eterna de la feminidad dejaron una huella que ni la psiquiatría y sus aliados pudieron abortar.
Camille Claudel pasó los 30 últimos años de su vida recluida en el manicomio de Montdevergues, donde murió de hambre y abandonada por todos.
Ángeles Santos tuvo mejor suerte y solo pasó un tiempo en el psiquiátrico y hoy, a sus 92 años continúa pintando, lo cual nos permite respetarla, admirar sus cuadros y no hurgar en su biografía.
Camille Claudel murió en 1943 y desde entonces se han sucedido reflexiones de historiadores del arte, biógrafos y psiquiatras.
Philippe Julien hizo un breve pero profundo estudio de esta mujer desde la perspectiva lacaniana: 'Camille Claudel y el drama de la madurez'.
Estudio recomendable antes de ver la exposición.*
Nos cuenta P. Julien que es la consecución del nombre publico, lo que Lacan denomina el Sinthome, lo que permite eludir algún tipo de locura. Camille Claudel no pudo conseguirlo, siempre a la sombra de Rodin, se le permitió su condición de alumna exclusiva e incluso la participación en sus obras, pero cuando intentó un nombre propio con la exposición de La edad madura se le negó violentamente. Al parecer, según P. Julien, Rodin lo debió interpretar como una denuncia a la explotación sexual y artística que ejercía sobre Camille: Lo que está oculto debe seguir estándolo y no hacerse público. (P. Julien). Primer tiempo en la locura de Camille Claudel, según el pensar de P. Julien, que irá seguido de un segundo tiempo, en que surge el delirio en que es perseguida por la banda de Rodin.
A partir de 1906 comienza a destruir su obra, se aisla y casi no come por miedo a ser envenenada por Rodin.
Su padre, que sostiene sus gastos, fallece el 2 de Marzo de 1913.
Su madre la ingresa, con la colaboración de los médicos, el 10 del mismo mes en el manicomio donde morirá de hambre en octubre de 1943.
Sin embargo, hay otra obra de Camille, Sakountala , presente en esta exposición, que ya señala el comienzo de una denuncia contra Rodin. Es a través de la leyenda hindú del desencuentro entre los dos amantes Sakuntala y del rey Duchmanta, donde parece empezar la clave de la futura locura.
P. Julien no lo tiene en cuenta y quizás haya que esperar a un análisis posterior de la locura de Camille Claudel.
La muerte de Camille Claudel nos ha permitido, rastreando en Internet, encontrar una carta que dirigió al Dr. Michaux suficientemente expresiva.
(Camille Claudel est morte de faim en octobre 1943, à l'hôpital psychiatrique de Montdevergues, près d'Avignon. Elle avait été internée à Ville-Evrad en 1913, puis transférée à Montdevergues en 1914.
Camille Claudel, le 25 février 1917, depuis Montdevergues, adresse au docteur Michaux cette lettre poignante:)
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| Monsieur le Docteur,
Vous ne vous souvenez peut-être pas de votre ex-cliente et voisine, Mlle Claudel, qui fut enlevée chez elle le 13 mars 1913 et transportée dans les asiles d'aliénés d'où elle ne sortira peut-être jamais.
Cela fait cinq ans, bientôt six, que je subis cet affreux martyre, je fus d'abord transportée dans l'asile d'aliénés de Ville-Evrard puis, de là, dans celui de Montdevergues près de Montfavet (Vaucluse).
Inutile de vous dépeindre quelles furent mes souffrances. |
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J'ai écrit dernièrement à Monsieur Adam, avocat, à qui vous aviez bien voulu me recommander, et qui a plaidé autrefois pour moi avec tant de succès ; je le prie de vouloir bien s'occuper de moi. Mais, dans cette circonstance, vos bons conseils me seraient nécessaires car vous êtes un homme de grande expérience et, comme docteur en médecine, très au courant de la question.
Je vous prie donc de bien vouloir causer de moi avec M. Adam et réfléchir à ce que vous pourriez faire pour moi. Du côté de ma famille, il n'y a rien à faire : sous l'influence de mauvaises personnes, ma mère, mon frère et ma sœur n'écoutent que les calomnies dont on m'a couverte.
On me reproche (ô crime épouvantable) d'avoir vécu toute seule, de passer ma vie avec des chats, d'avoir la manie de la persécution!
C'est sur la foi de ces accusations que je suis incarcérée depuis cinq ans et demi comme une criminelle, privée de liberté, privée de nourriture, de feu, et des plus élémentaires commodités. J'ai expliqué à M. Adam dans une longue lettre les autres motifs qui ont contribué à mon incarcération, je vous prie de la lire attentivement pour vous rendre compte des tenants et des aboutissants de cette affaire.
Peut-être pourriez-vous, comme docteur en médecine, user de votre influence en ma faveur. Dans tous les cas, si on ne veut pas me rendre ma liberté tout de suite, je préférerais être transférée à la Salpêtrière ou à Sainte-Anne ou dans un hôpital ordinaire où vous puissiez venir me voir et vous rendre compte de ma santé.
On donne ici pour moi 150 F par mois, et il faut voir comme je suis traitée, mes parents ne s'occupent pas de moi et ne répondent à mes plaintes que par le mutisme le plus complet, ainsi on fait de moi ce qu'on veut.
C'est affreux d'être abandonnée de cette façon, je ne puis résister au chagrin qui m'accable. Enfin, j'espère que vous pourrez faire quelque chose pour moi, et il est bien entendu que si vous avez quelques frais à faire, vous voudrez bien en faire la note et je vous rembourserai intégralement.
J'espère que vous n'avez pas eu de malheur à déplorer par suite de cette maudite guerre, que M. votre fils n'a pas eu à souffrir dans les tranchées et que Madame Michaux et vos deux jeunes filles sont en bonne santé. Il y a une chose que je vous demande aussi, c'est quand vous irez dans la famille Merklen, de dire à tout le monde ce que je suis devenue. |
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| Ángeles Santos en su estudio. |
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